07 juin 2007

PENELOPE CROQUE JUSTE

C'est sur le blog gourmand du camarade Thierry, alias Chroniques du plaisir, que j'ai découvert Pénélope. Un trait de crayon immédiatement familier, un humour dessalé, de la fraîcheur, bref j'étais conquis ! Conquête confirmée quand, sur son blog officiel Pénélope Jolicoeur, j'ai découvert le dessin ci-dessous ! Voilà, ça ne vous fera peut-être ni rire ni sourire, mais il suffit d'avoir bossé en indépendant ne serait-ce que deux jours dans sa vie pour approuver des zygomatiques.
Wonder

30 mai 2007

CONCOURS BLOGAUTEURS / PLON, CA AVANCE !


Blogauteurs
envoyé par fploton

Bon les amis, ça a peut-être pas l’air comme ça, mais ça bosse dur pour vous en coulisses. Les vaillants Blogauteurs se sont en effet réunis ce jour pour débattre de la toute première sélection des manuscrits du tout premier (bis) concours littéraire en ligne Blogauteurs / Plon. Chacun est venu avec sa pile de manuscrits et, entre les nems et le bo boun (pas mal, hein Thomas ?), a défendu crânement ses choix. Pour preuve la petite vidéo ci-dessous où l’on peut reconnaître, outre la fougue et le verbe d’Anna Topaloff (Marianne) : Joseph Vebret (Le magazine des livres), Thomas Clément, Denis Bouchain (Plon), Stéphane Berthomet, Silvana Begonzi (Le Rocher), ainsi que le rire gras de votre serviteur. Je peux donc vous révéler en exclusivité mondiale que nous nous sommes arrêtés sur une petite quinzaine de textes que chacun d’entre nous va désormais lire in extenso et dont nous vous soumettrons très prochainement des extraits pour que vous puissiez vous-même voter et désigner le lauréat. C’est pas beau ça, c’est pas de la belle démocratie littéraire ET participative ?

15 mai 2007

MEME LA POLITIQUE NE SAURAIT POLLUER CERTAINS PLAISIRS

Comme je le confiais il y a peu au si sympathique Mandor – qui a enfin arrêté de bouder pour nous montrer sa joviale frimousse -  j’ai bien failli laisser la tronche de Sarkozy en tête de mon blog… pendant 5 ans ! Ca « nous » apprendra à élire n’importe qui. Ce serait un concept, ça coco, le blog qui reste figé dans le glacis spatio-temporel de nos aléas politiques. M’enfin comme ça ne m’a fait sourire que 3 minutes et 5 secondes, j’ai décidé de reprendre le cours (avachi) des choses.

Car plus d’une semaine après, je ne m’y fais toujours pas. Dieu merci je pars en vacances dans 3 jours, j’aurai donc tout le loisir d’oublier cette politique qui, au fond, me chaud assez peu.

J’ai donc envie de vous parler de tout ce qui va bien (dans ma vie), au cœur de ce monde qui se dégrade.

Récemment, j’ai passé quelques séances de travail avec ma camarade Aimée à imaginer de tortueux ressorts dramatiques pour une nouvelle série policière. Pas encore sûr que vous voyez ça un jour quelconque sur votre petit écran, mais quel plaisir pourtant à torturer de la sorte situations et personnages. Décidément, concevoir de la fiction est une gymnastique et me voilà avec la satisfaction (un peu douloureuse) d’avoir repris les abdos après quelques années de ventre mou. A suivre…

A suivre également cette fringale nouvelle d’écrire pour la jeunesse. Un projet qui prend forme et dont les 30 premières pages devraient bientôt voir le jour. Ah, on peut dire qu’elles sont attendues ces pages-là. Pas par mon éditeur – une fois n’est pas coutume – mais par mon fils aîné, 12 ans, qui brûle d’impatience de découvrir les péripéties imaginées par son satané papa. Don't worry, my son, pretty soon the force will be with you !

Voilà, écrire c’est aussi – parfois… souvent – de petites joies aussi simples que cela. Ce sont de telles périodes qui me font mesurer tout le bonheur qu’il y a à exercer cette activité.

Signé : l’auteur multifonction et béat qui reprend du poil de la bête

28 avril 2007

LA DIFF C'EST DIFFICILE

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Si ma chevelure ne se clairsemait pas déjà autant, je m'arracherais volontiers une généreuse touffe de poils à chaque fois que je songe, ne serait-ce que distraitement, à la diffusion de mes livres... Franchement, et sans noircir le tableau, y'a vraiment de quoi friser l'hystérie permanente. Je vis les choses de manière plus aigues encore depuis que je dirige des collections. Que je sois pénalisé moi-même par cet art o'combien délicat de la mise en place des livres, passe encore. Mais que les auteurs qui m'ont fait confiance en pâtissent, cela me rend tout simplement malade.
Bref, alors que certains des livres que j'ai défendu ces derniers mois obtenaient des passages médias quasi inespérés (voir les dernières notes de ce blog), très favorables à leur parcours... certains d'entre eux étaient tout bonnement introuvables dans certains points de vente, et non des moindres.
Passons, oublions, puisque c'est désormais chose corrigée. Et ne goûtons que le plaisir de voir le produit de tant d'efforts enfin disponible, pour vous, photos ci-dessous à l'appui. Tous ces clichés (au mobile, d'où la piètre qualité) ont donc été pris ces jours derniers dans ce qui demeure la "plus grande librairie de France", j'ai nommé la Fnac Forum à Paris. Ruez-y vous avant qu'il ne soit trop tard !

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22 février 2007

MDL, LE WEB !

Mdlweb Ca y est ! Il est enfin à jour, le site du Magazine des livres. Ce n’est pas encore le top de l’interactivité et du Flash à tous les étages, mais ça commence à se nourrir sérieusement. Retrouvez tous les sommaires, les meilleurs extraits des numéros passés et en cours, le détail de l’équipe, et j’en passe. Voilà, maintenant à vous, par vos commentaires, de mettre la pression sur le boss pour qu’il en fasse un site littéraire de référence !

14 février 2007

UN SALE GOUT DANS LA BOUCHE

Amer ... pas dans la mienne de bouche, mais celle d’un certain Monsieur Z, auteur anonyme mais personnage bien réel qui a donc passé 3 années en qualité de contractuel dans un ministère, à Paris, et nous narre l’absurdité totale qui semble y prévaloir.

Pourquoi vous parler de cela ? Tout d’abord parce que je connais l’auteur masqué, ensuite parce que son éditeur, Les éditions de L’Hèbe, est le même que celui qui m’a fait assez confiance pour me mettre aux manettes des trois collections déjà évoquées ici (premiers titres prévus le 3 mars, je vous en reparle bien vite).

Ensuite parce qu’en cette période électorale, il ne me semble pas inutile de savoir comment, derrière ces beaux candidats les dents limées et la main sur le cœur, leurs staffs gèrent véritablement notre pays au quotidien. Dans l’ensemble, disons que ça fait froid de le dos. Et si le livre fait franchement sourire par endroit, c’est plutôt une sacrée gueule de bois qui vous attend à la fin de la lecture de ce Ministère Amer, sous-titré judicieusement "3 ans chez ces fous qui gèrent la France" (sortie le 22 février).

05 février 2007

BONJOUR n° 14 !

Amaz14 Non ce n’est pas un nouvel épisode du Prisonnier, mais ça pourrait plutôt s’appeler l’amazoné, ou même l’ama-sonné ! En effet, et comme je ne suis pas 100% sûr que cela m’arrive à nouveau et de sitôt, je vous ai fait une petite capture : eh oui, SO SEX est n°14 des ventes Amazon.fr, là tout de suite, à quelque chose comme 19h et des poussières en ce lundi 5 février 2007. Vous allez me dire que vous vous en fichez pas mal, que mon enthousiasme est bien puéril, mais je peux vous assurer que quand vous suez sang et eau à longueur d’année pour écrire des livres qui d’ordinaire se vendent plutôt à trois bibliothécaires, ça fait plaisir. Bon évidemment, quand vous lirez ces lignes, le livre sera redescendu à son niveau normal, quelque part autour de la 3000e place. Mais bon, en attendant ça file la pêche… même si je ne m’explique toujours pas ce qui a bien pu se passer. En effet, au mieux de sa forme, SO SEX  a pointé une ou deux fois autour de la 200e place. Et là… Par ailleurs, le livre est sorti depuis plus de trois mois, et aucun rebondissement dans la promo n’était prévu. Juste un miracle, je vous dis !

PS (+ tard) : il ya  même eu, pendant une heure, un pic à la 7e place... dans le top 10, rien que ça ! Avant l'inévitable dégringolade...

02 février 2007

DU RIFIFI CHEZ LES NANTIS

Pile_1 Drôle de sentiment suite à la polémique éclatée cette semaine sur les chiffres de ventes officiels des livres... polémique déclenchée par l'un des plus gros vendeurs du marché (évidemment), XO. Je vous laisse découvrir le résumé qui en a été fait dans le Figaro, ainsi que l'article complet...

Au moment où les grosses maisons réclament les "vrais" chiffres qui leur sont dus,  et pour ce faire un organisme centralisateur et régulateur comme il en existe par exemple pour le disque (la Sacem), les auteurs dont je fais partie ne peuvent qu'abonder... sans chasser tout à fait cette impression désagréable qu'ils seront une fois encore le dindon de la farce. Eux à qui jamais aucun chiffre n'est communiqué spontanément. Il faut d’ordinaire les réclamer et, selon la source, ils varient du simple au double. Eux qui n'ont d'autre choix de croire sur parole leur éditeur quant aux droits d'auteur octroyés, sous peine d'être sommés d'aller voir ailleurs. Des chiffres, oui, mais pour ceux qui en touchent les dividendes ! Pour les autres... cela reste malheureusement une autre affaire, toujours plus opaque.

Quinze grandes maisons accusent l'institut d'études Ipsos et le magazine « Livres Hebdo » de minorer les diffusions.

LES ÉDITEURS ne sont pas contents. Alors que le marché traverse une grave crise, les grandes maisons d'édition (Actes Sud, Albin Michel, Flammarion, Gallimard, Grasset, Ro­bert-Laffont, Fayard, XO...) contestent avec force les chiffres de vente des romans, documents et essais établis par Livres Hebdo et Ipsos. Ils considèrent que l'institut de sondage abaisse de 30 % la réalité des ventes. Une lettre exprimant leur courroux a donc été expédiée à l'hebdomadaire professionnel qui devrait en publier des extraits vendredi prochain. Les signataires, avec à leur tête Bernard Fixot, PDG des Éditions XO, accusent le magazine et Ipsos de « noircir de manière inexacte le tableau » et « d'une méconnaissance du marché ». Selon eux, les quinze meilleures ventes sont sous-évaluées d'un million d'exemplaires par Ipsos.

« Les chiffres font partie de la communication des éditeurs. À partir du moment où l'on en publie d'autres moins flatteurs, cela pose un problème, explique Christine Ferrand, rédactrice en chef de Livres Hebdo. Nous, par le biais d'Ipsos, nous donnons les ventes réelles aux consommateurs - les « sorties de caisse » -, tandis que les éditeurs parlent, eux, des ventes facturées aux libraires. Or il y a un fossé entre les deux informations. Il faut rappeler qu'en cette période difficile, les retours (livres non vendus) sont très importants, de l'ordre de 30 % pour la littérature générale.

29 janvier 2007

LE TOUR DES CLICHES… ET RETOUR !

Ambitieux De Catherine Corsini, réalisatrice, je me souviens principalement avoir vu une comédie contemporaine assez réussie (La nouvelle Eve), une farce très ratée (Mariées mais pas trop) et un drame en demi-teintes (La répétition). Disons que mon a priori était raisonnablement favorable en allant voir, ce week-end, son nouvel opus, baptisé cette fois Les ambitieux et consacré… au milieu de l’édition. Si le personnage d’éditrice hautaine, glaçante, obsédée et manipulatrice interprétée par Karine Viard est crédible, le reste enfile les clichés avec l’application d’un scénario hollywoodien : le Rastignac de la plume crucifié sur l’autel de St Germain et ses règles implicites, l’autofiction et ses ratés, les relations complaisantes entre télé et édition, jusqu’au happy end final torché en deux plans et un coup de mobile. Vous voulez conserver votre dégoût ou vos illusions sur ce milieu ? Allez voir ce film, il est au fond à l’image de ce robinet de littérature tiède dénoncé au détour d’un dialogue. Vous voulez vraiment savoir comment vivent les auteurs ? Lisez plutôt l’excellentissime La condition littéraire de Bernard Lahire. Là, pour le coup, c’est pas vraiment Hollywood…

28 janvier 2007

LE « MDL » PERSISTE ET SIGNE

Mdl2 La deuxième livraison du Magazine des livres est en kiosques depuis la fin de la semaine dernière, il est donc temps de vous ruer ! Moi je vous le dis, y’en aura pas pour tout le monde ! Car, tenez-vous bien, au sommaire de ce n°2, vous retrouverez pèle mêle un entretien exclusif avec Maurice G. Dantec (l’un des rares accordés à la presse française par l’auteur de Cosmos Incorporated, une enquête « pieds dans le paf » sur les rapports édition-télé, les bonnes feuilles du On n’empêche pas un petit cœur d’aimer de Claire Castillon, mais aussi une discussion à bâtons rompus de votre serviteur avec Bernard Werber (à quelques jours de la sortie de son premier film, Nos amis les terriens), et toutes les rubriques désormais habituelles, dont un cahier critique des plus fournis. La maquette gagne en clarté, la ligne en précision, l’enthousiasme ne faiblit pas, bref l’aventure continue !!